Sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle du Puy-en-Velay au cap Finisterre
42ème jour : Castrojeriz (21 kilomètres)

lundi 06 octobre 2008
Une fois arrivé à Castrojeriz :
- j'aurai parcouru 1082 kilomètres
- il en restera 558 à faire.
Lundi 6 octobre, direction Castrojeriz à un peu plus de 21 km. Je suis « l'itinéraire français ».
Hier soir Suzanna était inquiète de ne pas se réveiller à l'heure, le gîte fermant à 9h. Je lui propose de mettre mon réveil à 8h. J'ai probablement fait une fausse manœuvre, il a sonné à 6h ! J'étais confus mais Suzanna l'a bien pris : je vous avais dit qu'elle avait de l'humour. Le cycliste français lui n'a rien entendu : très, très fatigué. J'ai remis le réveil à la bonne heure et on s'est rendormis.
En fait pas grand-chose à raconter, le paysage ressemble à celui d'hier. Le guide note : « Les étendues déjà immenses sont encore plus infinies...Le chemin traverse un paysage vide.. », on ne peut mieux dire. Ces espaces s'accordent parfaitement avec mon vague à l'âme persistant, le magnifient, lui font résonnance.
En route, Hontanas au fond d'une vallée.
Le Chemin traverse de part en part l'ancien monastère de San Anton à une heure de Castrojeriz.
En arrivant à Castrojeriz dans le ciel une espèce de petit dirigeable : un 4x4 sur le bord de la route signale qu'il effectue des photographies aériennes.
Castrojeriz s'étire interminablement le long du Chemin, je m'arrête à la première auberge où je retrouve «les professionnels » et «le mec sérieux». Je m'apercevrai plus tard qu'il y avait une autre auberge plus loin, l'auberge municipale, plus moderne, qui fonctionne sur donation qui de ce fait attire beaucoup de monde. Ici c'est 7 euros mais les chambres sont quasiment vides. Je me retrouve seul dans une chambre pour quatre. Le prix n'est pas trop exorbitant pour un peu plus de confort. Un espagnol décroche la guitare qu'il porte sur son sac à dos et va jouer au soleil devant l'auberge, ça donne une ambiance de vacances, j'ai les doigts qui me démangent mais je ne vais pas lui demander de me la prêter.
Le soir je pars en quête d'un « menu pèlerin » et après pas mal d'errances je tombe sur probablement le seul restaurant proposant ce service : j'y retrouve tout le monde y compris les gens qui sont au gîte municipal. « Les professionnels » et « le mec sérieux » sont déjà à une table mais ne me proposent pas de me joindre à eux. Peut-être que ma prestation d'hier soir les a laissés sur leur faim ? Je ne m'impose pas et m'installe seul à une table. Suzanna est à une table avec trois autres convives, elle me fait signe de les rejoindre. Nous voilà cinq tassés autour d'une table pour quatre : deux Français, une Québécoise, l'Américaine et moi. Un des Français nous fait un cours sur les vins espagnols, chacun y va de sa petite anecdote : un repas très agréable malgré des mets du niveau cantine.
Aujourd'hui mon compte-rendu est assez succinct. Est-ce la monotonie exaltante des paysages ? Est-ce un passage à vide du narrateur ? A suivre...


Commentaire #1 du : Thu 25 June 2009, 09:16:40
Commentaire #2 du : Thu 25 June 2009, 09:18:37
Commentaire #3 du : Thu 25 June 2009, 09:49:25
Commentaire #4 du : Thu 25 June 2009, 09:51:59
Commentaire #5 du : Thu 25 June 2009, 14:23:59
Commentaire #6 du : Thu 25 June 2009, 20:42:02
Tout le monde peut rédiger un commentaire. Les utilisateurs inscrits (Voir S'identifier en bas de page) peuvent s'abonner à une discussion, c'est à dire être informés des nouveaux messages qui y seront déposés, et sont dispensés d'avoir à entrer le code de sécurité anti-spam.
Ecrire un commentaire